Dragon
Ball est mort, vive Dragon Ball. Telle une ritournelle, la série
phare de Toriyama Akira ne cesse de nous revenir à intervalles réguliers.
Plus qu’une simple BD, Dragon Ball, et par extension Dragon Ball Zeto,
sont devenues en quelques années les ambassadrices du manga dans
de nombreux pays dont la France. Le jeu vidéo se devait donc de reprendre
le flambeau après l’arrêt de la série et c’est
donc aujourd’hui la GBA qui accueille le dernier titre en date de
DBZ, faisant lui même suite au Dragon Ball Z : L’Héritage
De Goku sorti l’année dernière lui aussi sur la portable
de Nintendo.
[ Editeur : ] Atari[
Développeur : ] Webfoot [ Type : ]
Action, Jeu de Rôle [ Support : ] cartouches
[ Multijoueurs : ] non [
Sortie : ] Juillet 2003 [Version : ]
Française
Incroyable quand on y songe. C’est en 1984, dans le n° 51 du Wekkly
Shonen Jump que paraissent les premières planches de Dragon Ball.
Il y a fort à parier que Toriyama lui-même ne se doutait pas
qu’il poursuivrait (bon gré mal gré) sa série
sur plus de 40 volumes, et qu’une série animée de 444
épisodes (thanks Clad :) retraçerait l’ensemble de son
œuvre dédiée au roman La Légende Du Roi Des Singes.
Si je ne vous ferais point l’affront de dresser un historique complet
de cette énorme saga, il faut tout de même avouer qu’en
matière de jeux, peu de titres de qualité s’appuyant
sur la série ont vu le jour. Sorti de quelques jeux de baston bien
sentis dont l’excellent Dragon Ball Z : Super Buthoden 3 sur Super
NES ou bien encore Dragon Ball Z Legends sur PSOne et Saturn (qui n’a
malheureusement jamais vu le jour en Europe), nous n’avons pas eu
grand chose à nous mettre sous la dent. Plus proche de nous, Dragon
Ball Z : L’Héritage De Goku avait réussi l’année
dernière à conquérir le cœur des fans et ce malgré
plusieurs défauts dont une durée de vie ridicule. Délaissant
la baston pour le RPG, le soft d’Atari était distrayant et
fidèle à l’animé. C’est donc dans la continuité
du titre susnommé que Dragon Ball Z : L’Héritage De
Goku II sort cette année en nous proposant une fois encore un RPG
mais cette fois bien plus étoffé.
L’histoire s’étalera cette fois de l’arrivée de Trunks au Cell Games, en gros la période des cyborgs, la plus intéressante à mon sens après celle de Freezer. Le tout commence en s’appuyant sur la courte histoire parue dans le volume 33 titrée Trunks The Story (histoire qui donnera également lieu à une OAV très réussie). Son Gohan se fait assassiner par les cyborgs C17 et C18 et Trunks n’aura d’autre recours que de partir dans le passé pour changer le cours de l’histoire (Nom de Zeus et le continum espace temps alors ? ! !). Si vous ne dirigerez que Son Gohan au tout début, très vite la possibilité de prendre le contrôle d’autres personnages s’offrira à vous. Et cette fois on ne se moque pas de nous puisque vous pourrez combattre avec Piccolo, Trunks, Vegeta et Goku chacun ayant un niveau de puissance différent et des attaques spécifiques comme la fameuse attaque Big Bang de Vegeta ou le Genkidama de Goku.
Bien que l'histoire soit extrêmement fidèle à la série, les développeurs ont dû trouver des astuces pour rallonger la durée de vie et faire en sorte que les personnages évoluent de manière limpide. On pourra donc effectivement sourire en voyant que Gohan peut se faire tuer par un serpent ou un ours au tout début du jeu mais bon il faut tout de même savoir faire des compromis. Et nous voilà donc partis pour une multitude de petits combats pour gagner de l’EXP et ainsi de la vitesse, de la force, etc. En plus de ceci vous devrez réussir plusieurs objectifs soit pour avancer dans l’aventure soir pour gagner de l’Expérience. Toutes les missions ne sont pas obligatoires mais les remplir s’avérera bien utile surtout pour la suite du jeu sachant que la difficulté est élevée. Concernant ces missions on pourra tout de même regretter que certaines d’entre-elles soient assez ridicules (comme trouver un livre de maths, aller chercher un sandwich pour Mister Satan…) mais bon on retrouve ici un peu l’esprit « Gentil Garçon » de la fin de la série avec Son Gohan déguisé en Great Saiyaman. En parallèle de ces quêtes « bonus », l’histoire est bien retranscrite et le soft de Atari est fidèle au manga, un bon point auquel les fans seront sensibles. Vous aurez donc le loisir de combattre le professeur Gero, C19, C17 et C18 ou encore Cell. Et comme je le disais plus haut, la difficulté étant bien réelle, de nombreuses heures seront nécessaires pour boucler le jeu. Heureusement, les développeurs ont inclus des points de sauvegarde bien répartis et si vous mourez malencontreusement vous n’aurez pas à tout vous retaper.
Ce qui est également appréciable est la simili liberté offerte qu'on nous offre. Alors que le titre est linéaire dans son déroulement, rien ne vous empêchera de revenir dans une zone déjà explorée pour y faire quelques combats histoire de monter de niveau. Dans chaque zone, vous trouverez des cercles de vol qui vous permettront de…voler, oui bravo, vous avez le droit de continuer à lire ce test. Une fois sorti d’une zone vous vous retrouverez sur la carte du monde et devrez donc vous rendre jusqu’à une des zones déjà visitées. Enfin, il est très intéressant, une fois que vous dirigerez un autre personnage, de revenir en arrière puisque quelques endroits dans plusieurs parties du jeu ne seront accessibles que pour tel ou tel personnage et encore si celui-ci a atteint un niveau suffisant. Une bonne astuce ici aussi pour gonfler la durée de vie du soft. Bref, le côté RPG est plus évolué que dans le premier épisode et en tant qu’amoureux du genre et accessoirement grand amateur de Dragon Ball je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à arpenter les chemins me menant droit à l’aventure avec un grand Z.
On prend les mêmes et on recommence. Depuis L’Héritage De Goku, ça n’a pas vraiment évolué en termes de graphismes. Mais qu’à cela ne tienne. Le design des personnages est en effet très mignon, le Super Deformed est utilisé à bon escient et on retrouve parfaitement l’ambiance de la série. Que ce soit au niveau de l’environnement urbain, des véhicules si spécifiques au manga ou pour ce qui est du bestiaire, c’est avec un talent certain que les designers de Webfoot ont réussi à donner vie à l’univers créé par l'auteur. On regrettera seulement les avatars des personnages, lors des discussions, qui donnent l’impression d’avoir été réalisés à l’aide d’une ardoise magique. En ne s’arrêtant pas à ce petit défaut, on note également que les effets spéciaux liés aux attaques énergétiques sont bien reproduits et sans être d’une beauté à faire pâlir la , c’est tout de même très agréable à l’œil. La bande son est un peu en deça de l’aspect purement graphique. Les bruitages ainsi que les musiques n’ont rien d’exceptionnel et si l’aspect sonore ne dépareille pas, on ne sera pas tétanisé de plaisir en écoutant un bruitage ou un thème musical.
On peut être surpris, au tout départ par la difficulté du soft mais très vite on se range du côté du gameplay. On apprend vite à jongler entre les attaques énergétiques et le combat au corps à corps. La carte des niveaux, accessible à tout moment dès que vous aurez le radar, évite qu’on se perde dans les villes, l’inventaire est simple et efficace avec un écran de statistiques et un journal résumant les quêtes accomplies et restant à accomplir vous dira où vous en êtes. Au final la prise en main est aisée et au service du jeu.
Je m’arrêterai là en vous disant simplement que ce second épisode de Dragon Ball Z sur Gameboy Advance est un bon investissement surtout pour les fans de l’œuvre de Toriyama. Si de plus vous êtes fan de RPG, vous ne pourrez que succomber. Certes ce DBZ ne pourra rivaliser avec des mastodontes comme Golden Sun ou même Zelda mais le soft de Atari est suffisamment riche, long et prenant pour contenter n’importe quel amoureux de cette saga qui est désormais rentrée dans l’histoire.
Quelques images :
Article provenant du site : www.jeuxvideos.com
Dossier réalisé par Gokujr |
|